Le 17 juillet
Auto Plus attaqué par Renault pour des photos espions

Un journaliste du magazine Auto Plus, Bruno Thomas a été placé en garde à vue pour des photos espions publiées dans le numéro du 10 juillet 2007 du magazine. Sur cet article Auto Plus indiquait en titre « Voici la future Megane » avec la mention SCOOP en grosse lettre rouge, l’article était composé de trois pages de photos de la voiture.

Cette future berline n’avait pas encore été officiellement présentée et ne l’a été que un an après la publications de ces photos.

Une semaine après, déposait plainte auprès du parquet de Versailles le 17 juillet 2007 et le juge d’instruction ouvrira une enquête judiciaire contre X avec sept chefs d’accusation le 24 août 2007.

« Abus de confiance, recel d’abus de confiance, modification de données résultant d’un accès frauduleux à un système informatique, atteinte aux droits du producteur d’une base de données informatique, contre façon, révélation d’un secret de fabrique et recel. »

Le juge Eric Figliolia et les enquêteurs se sont rendus dans les locaux d’Auto Plus et ont demandé aux journalistes de quitter la salle de rédaction afin de fouiller les bureaux et les ordinateurs de la rédaction. Les enquêteurs sont repartis vers 17h30 avec le journaliste gardé a vue en emportant des photos ainsi que les précieuses sources du journal Auto Plus.

Pour le directeur de la rédaction « Laurent Chiapello » cette opération serait une tentative d’intimidation de la part du constructeur.

Le constructeur a refusé de donner plus de précisions et la porte-parole aurait indiqué « Nous ne souhaitons pas entrer dans les détails » et « ce genre de fuites arrives de plus en plus fréquemment avec le développement des nouvelles technologies« .

Cette perquisition menée dans les locaux d’Auto Plus surprend par son envergure et les syndicats de journalistes sont déjà sur l’affaire.

« La garde à vue de Bruno Thomas ne peut donc avoir pour objectif que de faire pression sur lui afin de le contraindre à lâcher ses sources. [...] Alors que la France a des années de retard sur la loi et la jurisprudence européennes en matière de protection des sources des journalistes, dispositions qui s’imposent à notre pays, alors même que le Parlement est enfin saisi d’un texte sur la question, des magistrats et enquêteurs continuent à considérer les entreprises de presse comme des lieux où tout est permis.« 

Pour Me Tripet, avocate spécialiste du droit de la presse cette plainte de aurait pour but de contourner le secret des sources.

Pour se justifier le porte-parole de a déclaré « En portant plainte contre X, notre intention est bien de protéger les secrets industriels et la propriété intellectuelle de dans un contexte concurrentiel tendu et non pas d’attaquer un magazine.« 


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